22 juillet 2008

No, that's enough.

rrrrrOh boy. J'crois que c'était une "pire journée de vie" ça, aujourd'hui. Un enfer vivant, des ténèbres à la portée de la main. Mais je le savais bien qu'un jour ou l'autre, je finirais par éclater. Pour de vrai. Parce qu'une fille s'écoeure et n'en peut plus, un moment donné.

Il s'est mis à lever le ton pour une connerie, parce que je n'avais pas fini la vaisselle. À me traiter comme de la merde, à m'engueuler comme du poisson pourri. Et j'ai crié moi aussi. Parce que maintenant, c'est la seule façon qui me permet de l'atteindre. Mais je criais tellement fort que je me suis mise à pleurer et à trembler systématiquement. J'en pouvais plus. Depuis le temps qu'il s'énerve pour des stupidités, parce qu'il croit (à tort, en plus) que je ne ramasserai pas un truc ou ne ferai pas une autre chose. J'pouvais plus.

Moi, quand on m'accule au pied du mur, j'dois réagir. Un moment donné, c'est de la légitime défense. Non, il ne m'a jamais frappé, mais il le fait avec ses paroles et avec ses gestes. Il me persécute sans me laisser une porte de sortie. Et quand j'finis par me retrouver coincée dans l'coin, j'me défends. Avec mes mots, avec ma voix. Parce que c'est la seule manière de m'en sortir. Même s'il continue de crier.

Et j'lui ai dit. J'tremblais tellement, mais ma voix, elle, était forte. J'lui ai dit. J'lui ai dit à quel point j'étais malheureuse ici, à quel point j'avais horreur d'être ici. À quel point j'étouffais. Et ma mère pleurait dans le fond de la cuisine, nous suppliant d'arrêter. Parce qu'elle ne voulait pas entendre la triste vérité. Il m'a dit que si c'était comme ça, "que j'sacrerais mon camp" et j'lui ai dit qu'avec plaisir je le ferais si tout continuait d'être ainsi. Puis il est parti chercher mon frère au travail, me laissant à ma tâche ménagère. Toute seule dans ma tête, mais avec ma mère dans la même pièce.

J'pleurais comme une démente et j'tremblais nerveusement. J'arrivais pas à contrôler ni les spasmes, ni les sanglots, ni le battement furtif de mes paupières. Mais j'ai parlé. Parce que j'en pouvais plus. Parce que j'en peux plus. Eux, parce qu'entre eux, y'a des grosses flamèches aussi, ils ont parlé du divorce, mais j'pouvais plus me cacher derrière un masque et prétendre que le bonheur était là. J'en ai marre de jouer un personnage, j'veux plus. La partie est finie. Game over. I don't wanna play no more. Enough is enough.

Posté par Quidame à 06:03 - Commentaires [3] - Permalien [#]