18 décembre 2008

Révélation choquante.

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Ce matin, ma mère m'a raconté (tout bonnement) que pendant mon enfance, je faisais énormément de cauchemars. Jusque là, tout est clair et normal. Comme j'en fais encore très souvent, il n'y a rien de croche dans toute cette histoire. Mais c'est ici que tout se corse et que moi, je pars en peur. Et pas seulement à la marche, oh que non, mes chers amis! À la course, oui, à la course. À toute vitesse, c'est bien peu dire.

Elle gesticulait sans trop de peine et parlait assez rapidement quand elle s'est soudainement mise à rire toute seule à la table à dîner. Elle m'a expliqué que quand j'étais jeune, je me réveillais en larmes parce qu'il y avait des gens dans ma chambre. Je voyais des personnes autour de moi et ça me faisait peur. Cristie! Elle n'aurait pas pu me le dire avant? À ce moment-là, c'est moi qui me suis mise à rire toute seule à la table. Mais avec une assez grande nervosité dans la voix, merci.

Franchement, elle aurait dû me raconter cette histoire bien avant aujourd'hui. C'est seulement maintenant qu'elle se décide à parler... Pourtant, je lui avais déjà dit, maintes et maintes fois, que je ressentais certaines choses et que, dans mes cauchemars, des esprits venaient me déranger. Oh my god, elle aurait tant dû me dire tout cela avant. En tout cas, c'est une drôle de révélation, ça, c'est certain. Peut-être me prendrez-vous pour une folle, mais je n'en ai rien à faire. Savoir tout cela ne change pas rien à ma vie, mais désormais, j'ai l'impression de comprendre quelques petits trucs. Moi qui refuse d'entendre et de voir des phénomènes... j'ai toujours dit à ma mère que ma chambre était un endroit froid et étrange. Un endroit bizarre qui ne m'inspire pas toujours confiance et qui me donne la chienne.

Seigneur, je n'en reviens pas. J'ai dû mettre tous ces souvenirs dans un vieux tiroir enfoui au fin fond de ma mémoire. De peur que tout se répète. Pour essayer d'oublier ma phobie et mes angoisses. Ouais, ce matin, c'était une conversation franchement bizarre.

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11 décembre 2008

Le summum de l'angoisse, c'est moi.

Eh merde. Je ne sais pas du tout ce que je vais faire. Je suis tellement perdue, tellement déboussolée ces temps-ci. En fait, depuis le début de la session, mais là, je dois agir et vite en plus. Et ça m'angoisse totalement parce que même si on me dit d'écouter ce que mon coeur me dicte, je ne sais pas ce qu'il veut. Il est lui aussi autant mêlé que moi. Seigneur, que faire? Je doute sans arrêt et je m'évanouis de nervosité à l'idée de prendre une décision. Je ne sais, je ne sais plus, je n'ai jamais su. Qu'est-ce que je veux faire? Qu'est-ce qui est le mieux? Pour eux, pour nous, pour moi? Oui, pour moi...

J'ai tellement envie de tout foutre en l'air, simplement pour ne pas choisir. Je sais bien que personne ne peut prendre la décision à ma place, mais j'aimerais tellement qu'on me dise quoi faire. Qu'on me permette d'aller faire un tour dans le futur, regarder les deux alternatives et ses résultats, revenir en arrière et choisir. Mais c'est impossible. J'attends un signe, mais il n'y en aura pas. Il n'y a que moi pour décider. Mais quoi? Je ne sais pas.

Terminer mon DEC en Arts et lettres cette année ou retourner en théâtre musical et finir l'an prochain? I don't freaking know. Je ne sais tellement plus que même les listes de pours et de contres n'arrivent pas à m'aider. Les résultats sont identiques, les mêmes nombres partout, kin! Putain, ça me fout trop la trouille. Je veux quoi, j'aime quoi, j'espère quoi? D'un côté, si je finis cette année, l'an prochain, je peux aller m'installer à Montréal. Et il faut dire que je suis plutôt fatiguée d'être à la même place depuis trois ans. De l'autre côté, je ne sais pas en quoi m'inscrire ni que faire de ma vie alors si je reste ici, j'aurais une autre année pour y penser. D'un bord, j'adore le projet de création auquel je me suis dévouée de A à Z depuis septembre et la gang est plutôt superbe. De l'autre bord, ma passion a toujours été le théâtre musical et à chaque fois que je vais voir un spectacle à l'Option-Théâtre, mon coeur se transforme en ouragan pleurnichard et mélancolique.

Et là, j'en passe. Parce que s'il me fallait décrire chaque petit détail qui me passe par l'esprit depuis un bout, j'écrirais non seulement quelques pages, mais bien un roman au complet. I am lost. Vraiment et intensément. Et il n'y a aucune boussole pour m'indiquer le Nord. Ah, je m'énerve. J'ai peur. Parce que j'ai l'impression que d'une manière ou d'une autre, je vais avoir des regrets et des remords. De la merde. À moi.

Réveillez-moi quand la décision sera prise et qu'elle sera la bonne. En plus, je vais tant me mettre à dos des gens d'une façon ou d'une autre. Merdouille, double merdouille, triple fucks.

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