09 janvier 2009

Des nouvelles pour repartir.

Dans deux dodos, je m'en retourne loin de ma famille, toute seule dans mon petit appartement de résidence. Et ce, sûrement pour le mieux. Même s'il reste encore deux semaines à mes vacances. J'en ai marre de ne rien faire ici, je suis fatiguée de tout et même ben écoeurée des crises d'humeur de ma mère.

Je ne le dis jamais assez souvent, elle et moi, c'est de l'amour à distance. Pas de près. On finit par se taper sur les nerfs et vouloir s'arracher les cheveux de la tête. Surtout ces temps-ci parce que je crois que Madame est nerveuse. Alors, dès qu'elle revient du travail, elle beugle et gueule sur qui veut bien l'entendre. Pourtant, je m'en priverais bien si possible. Mais non. Elle fait la moue, elle baboune, elle va s'enfermer dans sa chambre puis, quand elle se décide à sortir, elle critique tout et monte sur ses grands chevaux. Seigneur, un vrai comportement typique d'un adolescent. C'est à ne rien y comprendre.

Et c'est drôle, je crois qu'elle ne s'en rend pas toujours compte. Avec mon sale caractère qui se manifeste de temps à autre, on sait qu'il ne faut pas me chercher ni me provoquer. Quand je me sens attaquée, verbalement ou physiquement, je rends souvent l'appareil. Quand l'autre ne semble pas prendre conscience de la situation en m'écoutant utiliser un ton doux, eh bien, je m'énerve. Je pompe moi aussi et je dis ce que j'ai à dire sur un ton juste un peu plus dur et sec. Et depuis deux ou trois jours, je la "ramène à l'ordre" ainsi. J'lui dis de prendre une grande respiration, de se calmer le pompon et d'aller faire ses scènes ailleurs si elle veut vraiment les faire. Dans ces temps-là, elle réalise son comportement désagréable et s'arrête. Mais à chaque fois, elle recommence. Elle est stressée, la petite moman. Ou en ménopause.

Mon père est à la maison. Congé forcé pour une période d'au moins un mois. C'est sans doute là une des raisons expliquant les humeurs de ma mère. En faisant du bénévolat dimanche, il a perdu l'équilibre sur la glace, sa jambe a fait un tour et il s'est cassé le genou en tombant. Toute une belle histoire, mais surtout, tout un beau trou entre ses os. De la grosseur d'une balle de golf, dit-on. Beurk. Le pauvre papa, il doit rester étendu sur le divan et attendre qu'on lui vienne en aide. En l'espace d'une fraction de seconde, il est devenu dépendant des autres et je crois que son orgueil en prend un coup. Oui, on dirait bien que les débuts d'année sont toujours joyeux par chez moi. Ça va toujours de mal en pis.

Il y a deux ans, c'était l'alerte au feu. L'an passé, c'étaient les dégâts d'eau et de neige puis l'hospitalisation de mon grand-père. Cette année, ce sont les problèmes de garantie et mon père à l'agonie... Ouf, j'espère bien arrêter cette malédiction qui règne dans ma famille. Parce que le nouvel an fait toujours peur plutôt que de réjouir. Et sur ce, je suis bien heureuse de retourner à l'appartement samedi matin. Relaxer, prendre un break, penser à autre chose, passer à autre chose, panser les autres choses et... mourir d'envie d'avoir un portable. Eh oui, c'est un autre adios, les amigos. Toujours pas d'ordinateur pour moi là-bas. Ciao.

Posté par Quidame à 05:21 - Commentaires [2] - Permalien [#]


03 janvier 2009

Et si j'vous ramène des nouvelles nouvelles?

I still don't know what I want to do of my life. Mais l'an prochain, je serai à Montréal. Parce que j'ai pris ma décision et parce que j'en ai marre d'être où je suis présentement.

Tant pis pour la musique, tant pis pour le martyr, tant pis pour le programme de théâtre musical. De toute façon, je n'aurais pas eu l'argent nécessaire pour payer mes études l'année prochaine. Une an de break s'impose donc pour ramasser argent, passions, talents et buts de vie. Bienvenue dans le vrai monde, petite fille.

Et puis là, aujourd'hui, maintenant, tout de suite, à la seconde près, j'aurais le goût d'aller enregistrer un démo musical. Juste comme ça, même pas préparée. Pour le fun, pour la découverte, mais Dieu sait que je ne chante plus depuis déjà un bon bout. Comme si mes adieux au théâtre musical avaient balayé en moi l'envie de chanter. Adios. Pouf. Bye-bye. Ciao. Mais je finirai sans doute par replonger à fond dans la musique. Un jour. Surtout avec des désirs aussi grands et manipulateurs qui font parfois surface. Comme live. Cristie que je voudrais un micro devant moi simplement pour chanter et me faire plaisir. Toute seule, avec personne qui m'écoute. Only me.

Mais j'me tais parce que ce n'est pas à 23h20 que ce rêve fou se réalisera. Surtout pas avec ma grand-mère qui dort dans la chambre d'à côté. Ah, et puis, bonne année tout le monde. Parce que oui oui, I am still alive. Malgré mes absences courantes et prolongées, je pense à vous. Que l'année 2009 soit remplie de bonheur, de plaisir, de sagesse, d'amour et d'amitié, de découvertes, de surprises heureuses et de tout ce que vous désirez le plus ardemment.

Posté par Quidame à 05:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]