L’air de la grande ville ne me fait pas.

Du moins, pas pour l’instant, car j’y suis complètement allergique. Il faut dire que je suis habituée à l’air pur de la campagne et que, d’un coup, j’impose à mon corps un vent pollué et rempli de poussière. Je crois qu’il n’est pas content, pas content du tout.

Du matin au soir, j’éternue comme jamais, je me mouche je-ne-sais-combien-de-fois, mes yeux picotent tellement qu’ils deviennent rouges et enflés, je pourrais même faire compétition à Rudolph, le renne au nez rouge, tiens!

Déjà deux nuits dans mon appartement. J’ai presque terminé de vider les boîtes de déménagement pour ma chambre et ensuite, je m’attaque à celles contenant mes trucs de cuisine. Je sais que je ne devrais rien faire de tout cela pour le moment, mais c’est contre ma nature. It’s impossible.

J’ai beau être dans l’obligation (encore) de rester couchée jour et nuit, je n’y arrive pas. Il faut que je bouge un peu, je suis toute excitée. Mais dès que je fais le moindre effort, je me brûle inutilement et c’est le retour au lit. La convalescence est véritablement un long chemin pénible rempli de frustrations diverses. Comme je rêve d’enfin pouvoir m’asseoir sur un divan (ou une chaise) à nouveau!

Heureusement, je n’ai plus à me présenter chaque matin au CLSC pour qu’on change mon pansement. À ce stade-ci, je peux nettoyer et assécher ma plaie par moi-même. Il faut simplement que je m’assure qu’aucune infection n’apparaît.

Le mal est encore là, de temps à autre, mais c’est beaucoup moins douloureux. J’arrive même à dormir un peu maintenant! D’accord, il y a toujours ces deux foutus points qui ne veulent pas se refermer, mais la nature fera sans doute bien son œuvre et les aidera un peu. Du moins, je l’espère!

Et sur ce, il est peut-être grand temps que je m’habille et que je parte à la recherche d’un cellulaire puisque je n’ai toujours aucun moyen de communication... Ciao ciao!