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Hier matin, à l'heure de mon départ pour la job, j'ai eu une énorme crise de larmes. Il pleuvait à grosses gouttes dehors, j'avais mon parapluie dans les mains et je me dirigeais vers le métro quand ça m'a pogné one shot.

Depuis mardi midi, je suis sur le plancher et j'appelle des gens pour leur dire qu'ils sont dans la merde et qu'ils doivent de l'argent. Pas cool, pas cool du tout. Non seulement on nous gueule après, mais la sensation de les "harceler" pour se faire payer, c'est vraiment désagréable. En plus, je ne suis pas une fille de type téléphone alors qu'est-ce que je fais là? À quoi j'ai pensé à prenant cet emploi? Que la vie serait plus rose quand je serais devant l'écran d'ordinateur et que je téléphonerais les endettés? J'ai été idiote, complètement idiote. J'avais besoin d'argent, je voulais à tout prix sortir de la zone rouge, ne plus avoir ma carte de crédit loadée et rien en banque alors j'ai pris le travail. Résultat? Après deux semaines de formation intensive et une semaine sur le plancher, j'éclate en sanglots.

Ouais, hier matin, à 7h15, j'étais sous la pluie à un coin de rue de mon appartement et j'avais le visage rougi par les larmes. D'ici au coin de rue, normalement, je mets deux minutes, mais hier, je marchais tellement à reculons que j'ai pris 15 minutes à parcourir la distance. Et puis, je n'ai plus été capable d'arrêter le flot. J'ai pris mon cellulaire et j'ai appelé ma maman. Une longue distance, si tôt un samedi matin. Je l'ai sûrement réveillé, je n'ai pas réfléchi, j'avais juste besoin de parler et de pleurer. En fait, j'avais besoin qu'elle me donne son approbation parce qu'elle a passé la dernière semaine à me dire de continuer à chercher un emploi sans quitter celui-ci. Mais là, je n'en pouvais plus et j'avais besoin qu'elle comprenne le mal que j'ai depuis le début de cette histoire. Elle a essayé de me consoler et m'a dit de retourner à l'appartement.

J'ai callé malade. Mais ils m'ont perdu, pour de bon. Je n'y retournerai plus. J'ai parlé avec ma maman. Elle m'a dit qu'elle était derrière moi et que je devais lâcher ce travail parce qu'au point où j'étais rendue, c'était malsain. Mon père m'a dit qu'il était fier de moi parce que j'avais réussi à tougher jusque-là et que là, je prenais la peine de respecter mes limites. Fin de l'histoire? J'ai dormi toute la matinée hier matin et j'ai beaucoup trop réfléchi. J'ai rédigé ma lettre de démission et j'irai la donner à mon recruteur demain en avant-midi. Bye-bye téléphone, bye-bye clients enragés, bye-bye malaise total!

Au moins, je vais avoir ma formation pour les élections ce mardi et je travaillerai mon huit heures pour la ville dimanche prochain. Ça me fera une petite entrée d'argent en plus de mon chèque d'une semaine qui rentrera dans mon compte d'ici deux semaines. J'aurai au moins de quoi payer mon loyer ce mois-ci! Ok, je serai encore une fois très très serrée, mais j'y arriverai. Et puis, j'ai pris une bonne marche de 2h30 aujourd'hui, question de me rafraîchir les idées et de remettre des CVs en face à face. Ça m'a fait du bien, je crois. Beaucoup. La température était juste parfaite avec un peu de soleil pour égayer ma journée.


Ok, ce n'est pas la chanson que j'écoute toujours en ce moment,
mais celle que je veux est introuvable!