21 juillet 2013

La psy et moi

1-Watercolor-Painting_by_adelenta

Cette semaine, je suis allée à ma première consultation psychologique et je dois avouer que j'avais complètement la frousse. Il faut dire que je n'ai jamais ressenti un sentiment positif à l'égard des soins de psychologie. Depuis toujours, je m'étais dit que je n'aurais jamais recours aux services d'un psychologue. Et voilà que je me suis retrouvée ce mercredi dans un bureau intimidant avec une dame qui prend des notes sur un bout de papier. 

J'angoissais. Je le savais, elle le savait. Je le sentais, elle le voyait. Je n'arrivais pas à contrôler ma nervosité. Je frottais frénétiquement mes mains entre elles, faisant aussi craquer mes doigts. 

Elle m'a posé plein de questions pour bâtir un premier portrait de ma personne, de mes bibittes. Je ne croyais pas être capable de parler, mais tout est plutôt bien sorti en fin de compte. Je pense que je me sentais intimidée devant son titre. Après tout, elle était une professionnelle de la santé mentale. Elle me demandait des informations précises et je n'osais pas lui mentir. C'est comme si j'avais peur qu'elle découvre que je disais des conneries. Alors j'ai dit la vérité, que ma vérité. 

À plusieurs reprises, une larme m'est montée à l'oeil. J'ai toutefois réussi à garder mes émotions pour moi. Après tout, ce n'était qu'une première consultation, une consultation ayant pour but de trouver la psychologue qui me serait la plus bénéfique. Ce n'était certainement pas le moment de tout déballer. 

Chose certaine, je me suis rendue compte que j'avais peut-être un profil lourd. Du moins, c'est ce que j'ai cru en comprendre en parlant avec la dame. Elle m'a dit que j'avais pris une excellente décision de venir consulter parce que j'avais beaucoup de stresseurs à gérer. Je ne sais pas vraiment quoi penser de tout ça. J'imagine que je verrai à quoi tout cela rime avec le temps. 

Mais ça me fait peur. J'ai la chienne. Parce que je crois bien que je ne veux pas aller à certains endroits, que je ne souhaite pas revisiter certains moments de ma vie. Le problème, c'est que je ne suis plus confortable non plus à vivre dans un mécanisme de défense où je range mes émotions dans un petit tiroir pour les oublier, pour prétendre qu'elles n'ont jamais existé. Ce n'est pas sain, toute cette histoire. Et je commence à perdre le réel contrôle de mon mécanisme. Peut-être même de moi-même. 

J'espère donc que cette démarche pénible et incertaine saura m'apporter un peu de bonheur et de paix intérieure. Mais surtout, quelques outils pour apprendre à avec mes émotions et avec ma personne. 

Posté par Quidame à 03:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]