29 juillet 2013

Peur de l'inconnu

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C'est drôle comment notre perception de la vie peut changer avec le temps.

Quand on termine nos études secondaires ou collégiales, on veut à tout prix savoir ce qu'on va faire de notre avenir. On tient à démarrer notre carrière le plus rapidement possible, notre futur est déjà tracé. Tout est planifié de A à Z. Si on a la moindre petite hésitation, on panique. On se doit de savoir où on s'en va dans la vie et de réussir tout ce que l'on touche.

Puis, quand la fin du baccalauréat approche, on ne sait plus trop quels sont nos réels désirs. Théoriquement, notre diplôme aspire à une belle carrière et nous offre des outils pertinents en vue d'obtenir un premier emploi dans notre domaine. Mais on tombe malgré tout dans un mode «je ne sais pas».

Est-ce qu'on veut vraiment faire ce métier? Est-ce qu'on veut prendre part à d'autres formations? Est-ce qu'on veut entamer une maîtrise pour repousser notre arrivée sur le marché du travail? Les questions fusent de toute part et rien n'est plus certain.

Pourtant, le futur est désormais bien plus palpable qu'à la suite de nos études secondaires. Devant l'arrivée de notre vraie vie d'adulte, on recule. On tente de la repousser du mieux qu'on peut parce qu'il y a une petite peur qui s'installe en nous. Du moins, c'est ce qui se passe avec moi. 

À 12 ans, je voulais devenir une chanteuse professionnelle. À 17 ans, je n'en démordais pas; j'étudiais en théâtre musical pour gagner ma vie sur scène. À 19 ans, on me disait que je n'avais peut-être pas toutes les connaissances théâtrales nécessaires pour percer dans le métier. À 20 ans, c'était la panique totale; je n'avais plus aucun espoir pour mon futur et j'étais en train de foutre en l'air ma vie parce que je ne savais plus ce que je voulais. À 25 ans, je terminerai un baccalauréat dans un domaine concret et je ne suis plus du tout pressée de commencer ma carrière. 

Oui, c'est vrai. Maintenant âgée de 24 ans, je n'ai jamais été aussi perdue quant à mon avenir. Et le pire, c'est que ça ne me dérange pas tant que ça. Je ne sais pas si je veux passer ma vie à faire ce que j'ai étudié. Je ne sais pas si ça va me rendre heureuse ou non. Je ne sais pas si je veux habiter ici ou ailleurs. Je ne sais rien. Et je me dis que ça prendra le temps que ça prendra pour que les réponses viennent à moi. 

Pourquoi se lance-t-on aussi rapidement dans une carrière effrenée qui occupera presque toute notre vie? Pourquoi ne profite-t-on pas de notre jeunesse? Pourquoi sommes nous si pressés d'entrer dans la jungle animale des adultes? 

Je ne le sais pas. Et je n'ai plus l'intention de le découvrir tout de suite. Parce que j'ai décidé de ne pas entamer ma carrière dès ma sortie de l'université. Non, j'ai décidé de partir découvrir ce qui existe ailleurs. Avant qu'il ne soit trop tard, mais surtout, avant que j'aie de quelconques obligations. J'ai décidé d'opter pour un parcours sinueux, tordu et souvent jugé par les autres.

Mais je m'en fous parce que «the sky is the limit». 

Posté par Quidame à 06:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]