19 août 2013

Une attente sans fin.

Quand on attend des bonnes nouvelles qui ne viennent pas, on est toujours dans un état second, dans un état végétatif. Chaque petite seconde de mon temps est préoccupée par ce qui lui arrive. Chaque petite pensée lui appartient. Je suis incapable de décrocher. J'ai l'impression d'avoir été lobotomisée. Je marche d'une pièce à l'autre, je ne parle pas à personne. En fait, je traîne ma carcasse d'un bout à l'autre de la maison, j'essuie les larmes qui coulent, j'essaie d'éloigner les idées noires trop envahissantes, les scénarios imaginaires trop accaparants. Je baille, j'essuie d'autres larmes au passage, je fixe mon écran sans vraiment le fixer, je me roule en boule, j'attends. 

Quand on attend des bonnes nouvelles qui ne viennent pas, on vit dans une bulle malsaine, dans un monde parallèle. Les gens continuent de faire leur petite routine alors que toi, ta vie est mise en suspens. Tout tourne autour de toi à une vitesse phénoménale, mais le temps n'a plus aucune valeur dans ton espace personnel. T'as l'impression d'être une Alice qui tombe au fond d'un puits sans fond. T'es constamment en chute libre. La descente est interminable, incessante. Et pendant que tu vis cette montagne russe, ton cerveau se noie dans la panique et les inquiétudes. 

Quand on attend des bonnes nouvelles qui ne viennent pas, on a juste envie de «toute crisser là», de faire des trous dans les murs, d'arracher de la tapisserie et de crier à s'en écorcher les cordes vocales. 

9bff0d3990f5373fd6e16ad5f8e7b70c

 

Posté par Quidame à 06:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]