26 septembre 2013

Affronter sa plus grande peur, ou s'affronter soi-même.

little_mermaid___waiting_for_her_prince_by_qinni-d68ip9p

Hier soir, j'ai pris mon courage à deux mains. Pour la première fois de ma vie, je ne me suis pas désistée de ma sorte de date. Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas inventé une excuse bidon à la dernière minute. Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas laissé en plan l'homme qui souhaitait me voir et apprendre à me connaître.

À maintes reprises, en me dirigeant au dit rendez-vous, j'ai voulu prendre mes jambes à mon cou. J'ai même passé une dizaine de minutes à l'extérieur pour tenter de me calmer, de mettre de côté toute mon insécurité, de taire mes inquiétudes et mes questionnements. «Et s'il n'est pas là? Et s'il part en me voyant? Et s'il n'est pas intéressé? Et s'il n'est pas intéressant? Et si je le déçois? Et si je le rends mal à l'aise?» Il faut dire que mon cerveau roulait à toute allure.

Après avoir pris quelques grandes respirations, je suis finalement entrée à l'intérieur. Il m'attendait patiemment à la table. Dès que je me suis dirigée vers lui, il a souri et s'est levé pour me faire la bise. Déjà, c'était presque positif puisqu'il n'a pas détalé en courant. 

Et je ne sais pas, j'ai eu un assez bon feeling. La conversation a démarré, il y a eu beaucoup de rires et de sourires. Je le regardais dans les yeux quand il parlait, il me regardait dans les yeux quand je parlais. Il n'y a pas eu de temps morts. Il avait toujours un autre sujet en tête, une autre question à me poser. Il était très enthousiaste et dynamique. Il essayait de me déstabiliser avec des petites blagues. Il ne centrait pas son attention sur les gens autour de nous. Il était là, présent. 

Après notre rendez-vous, il devait retourner travailler sur sa thèse de doctorat à l'université. Il l'avait mentionné au début de la soirée. Je me disais que ça allait être son excuse pour partir tôt. Mais non. Il n'a jamais regardé l'heure, il n'a jamais sorti son cellulaire, il n'a jamais décroché de la discussion. C'est même moi qui, à deux reprises, lui a demandé s'il voulait retourner à l'université parce que son deadline était ce matin. Chaque fois, il me disait de ne pas m'en soucier, de ne pas stresser avec ça. 

En tout et partout, on est restés là environ trois heures. Selon moi, ça sonne plutôt positif.

En fait, je crois que le point négatif, c'est peut-être moi qui l'ai créé lorsqu'est venu le temps de la facture. Mais ça, ce sont mes maladresses courantes, mes insécurités, mon incompréhension quant à quelqu'un qui voudrait me choyer un peu. Il a mentionné qu'il allait aller payer la note et qu'il reviendrait par la suite à la table. Je lui ai dit, en insistant, que je pouvais payer ma part, que j'avais de l'argent sur moi. Je pense que mes propos l'ont déstabilisé. Il a alors insisté à nouveau pour payer en me disant qu'il m'avait invitée et que c'était son plaisir. Je lui ai peut-être envoyé un signal mixte. 

Enfin, nous nous sommes quittés au coin de la rue. Avant de partir, il m'a dit qu'il aimerait refaire ça bientôt. Je crois lui avoir répondu que moi aussi. Puis nous sommes partis chacun de notre côté. 

Maintenant, c'est l'instant décisif. C'est l'attente mortelle. C'est l'histoire ou non de la règle des trois jours. Je ne suis pas certaine. Je pense qu'il me plait bien. J'aimerais avoir la chance de le rencontrer à nouveau. J'avais l'impression qu'on avait une belle chimie. Mais là, c'est l'impatience, l'attente, la longueur. Comme j'ai bouclé la boucle d'une façon maladroite, j'ai l'intention de lui envoyer un petit message de remerciement. Mais en attendant, j'attends et je n'arrête pas de penser à ma soirée d'hier. Je suis horrible. 

Posté par Quidame à 22:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]