29 octobre 2013

Avenir et panique, mes amis.

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C'est drôle, il n'y a pas si longtemps que ça, j'écrivais ici que je n'avais aucune idée à quoi ressemblerait mon avenir et que je m'en foutais carrément. Eh bien, la nervosité a repris les rennes de mes pensées. Depuis quelques temps, je me mets à paniquer quant à ma future vie professionnelle. J'angoisse parce que mon domaine d'études n'est présentement pas une valeur sûre et parce que je ne crois pas que je veux faire ça de mon temps.

En fait, je ne suis pas certaine de me voir exceller dans ce métier, de me voir heureuse là-dedans. Pourtant, la traduction offre des possibilités alléchantes, une liberté attirante, des horizons divers et aucunement routiniers. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi? Mes rêves sont-ils trop impossibles et farfelus? Est-ce que j'agis sous l'unique influence de la peur? Est-ce que je m'invente des excuses pour contrecarrer mes insécurités? 

J'ai quitté le monde des arts de la scène parce que j'étais à la recherche d'une certaine stabilité. Une stabilité financière, émotionnelle, saine. Et puis, je me retrouve dans une situation similaire en raison des nombreuses coupures budgétaires. La compétition est féroce, les vétérans sont coupés, les stagiaires n'existent plus. Comment peut-on réussir à se démarquer en n'ayant qu'un simple petit diplôme universitaire? C'est complètement ridicule. Et stressant. Surtout stressant. 

On dirait que je cherche désormais une porte de secours à tout prix. Je passe des heures à regarder les autres programmes universitaires, à essayer de me trouver un avenir, une vie. Est-ce que c'est normal? Il me semble qu'à mon âge, je devrais savoir où je veux m'en aller. Et pourtant... 

C'est exaspérant. Des fois, je m'exaspère. Mais je n'ai pas envie de passer mes quinze prochaines années sur des bancs d'école. J'attends l'éclair de génie, la révélation du siècle, le signe de Dieu. En fait, peut-être pas le signe de Dieu. Juste un signe. Point à la ligne.  

My head is exploding. Et j'essaie de rester zen. Shit. 

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27 octobre 2013

Et ça tombe à l'eau.

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Finalement, je crois que ma première impression était la bonne. Mon premier instinct, celui qui me tenaillait les entrailles, n'était pas faux. C'est raté. Mon chien est mort en même temps que le moment de malaise intense qu'on a vécu. Du moins, c'est ce que j'en conclus.

Ça fait déjà plus de cinq jours qu'il n'a pas répondu à mes textos. Je crois que le message s'en vient de plus en plus clair. Il n'est pas intéressé à me revoir. J'aurais toutefois aimé qu'il prenne la peine de me le dire plutôt que d'ignorer complètement mes mots. Je pensais qu'il me répondrait au moins un petit «non» ou quelque chose du genre. Peut-être qu'il ne voulait pas me blesser. Je ne sais pas. Enfin, j'aurais préféré qu'il soit précis et direct dans une réponse. 

D'un côté, je suis un peu déçue, car je le trouvais quand même très intéressant. J'ai toujours été attirée par des hommes brillants aux grandes ambitions. Disons qu'il respectait parfaitement ce critère intellectuel-là. Et même s'il n'avait pas l'apparence physique type que je recherche normalement, il avait un charisme débordant et déstabilisant. Dommage, j'imagine.

Mais d'un autre côté, cette nouvelle expérience de dating m'a permis d'être courageuse, de me surpasser, de sortir de ma zone de confort. C'est tout un exploit! Pour certaines personnes, ça doit clairement n'être que des peccadilles, mais pour moi, c'est un pas de géant. En fait, ça me donne le goût de réessayer. D'essayer de me faire plus confiance et d'aller à la rencontre d'autres hommes. De m'accepter graduellement et de me laisser approcher par d'autres. De m'aimer et de me laisser aimer. 

Alors oui, malgré le résultat non-concluant de ces dates, c'est toute une victoire pour moi.
J'avance, je respire, je grandis, j'évolue, je vis. 

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23 octobre 2013

Dating 101, # 2.

Masquerade__The_Dead_by_Irrania

Samedi dernier, j'ai revu le gars avec qui j'étais allée en première date il y a environ trois semaines. Je dois avouer que ça faisait tout drôle de le revoir après un délai aussi long. Mais bon, nous avions tous deux des horaires incompatibles jusque-là. En général, je crois que la soirée s'est bien passée.

Or, toute cette histoire de fréquentation est tellement nouvelle pour moi que je m'y perds complètement. On dirait qu'il y a trop de règles non écrites, trop d'étapes à suivre pour moi, trop de conventions sociales embêtantes. Ça me laisse perplexe et angoissée. Il faut dire que je ne suis plus habituée d'être dans un monde de séduction et de rencontres. Je me surprends à me questionner à propos des moindres petits détails. J'analyse et je contre-analyse tout. Tout, tout, tout. Ça en vient drainant et décourageant. Mais comme je n'ai plus l'habitude, c'est plus fort que moi. Je ne peux pas m'empêcher d'étudier chaque petit geste, chaque petite parole, chaque petite hésitation. Je suis certaine que ça va finir par me rendre complètement folle. 

Et là, c'est le temps d'attente. Encore une fois. Cette fois-ci, j'ai pris mon courage à deux mains et je lui ai personnellement demandé s'il voulait qu'on se revoit une troisième fois. En fait, j'ai été une véritable poule mouillée jusqu'à ce que je décide d'appuyer le bouton «Envoyer» sur un coup de tête. Arrêt cardiaque. Arrêt respiratoire pour un instant. Puis, mes signes vitaux ont repris du mieux.

Par contre, maintenant, j'ai le cœur qui bat à tout rompre. J'ai des palpitations et j'ai une boule au fond de la gorge. Et là, c'est l'idée de ne pas regarder mon cellulaire à toutes les cinq secondes, c'est l'idée de garder mon calme et de me la jouer cool. Pas facile, pas facile. Je me mordille les doigts sans répit. 

On dirait que je ne sais plus si une troisième date peut être au menu ou non. En tant que tel, le rendez-vous s'est bien déroulé, mais il y a eu un petit moment de malaise en fin de soirée. Et s'il pense moindrement comme moi, c'est cet instant-là qui va lui rester gravé dans la tête. Même si théoriquement, cette tension n'a duré qu'une minute sur une durée totale d'environ trois heures. 

Encore une fois, je crois qu'il m'envoyait peut-être des signaux positifs. De nombreux contacts visuels, une facilité à s'ouvrir sur sa vie personnelle, des sourires, des rires, une posture physique tournée vers moi, des compliments, un intérêt pour mes propos, une grande courtoisie et un désir de me raccompagner jusqu'à la station de métro la plus proche. 

J'ai eu l'impression qu'il voulait m'embrasser, mais il a fini par ne pas le faire. Peut-être que moi, j'envoyais des signaux mixtes, même si ma tête souhaitait un baiser. Il y a eu toute la montée du fameux «dit moment»; les regards furtifs, les sourires en coin, les paroles qui ne veulent plus rien dire, l'hésitation et... le malaise palpable parce que personne n'a fait le saut. 

Je sais que je ne suis pas la première à qui ça arrive et je sais que je ne serai pas la dernière non plus. Toutefois, ce genre de malaise est inconfortable et stressant. Je déteste la convention sociale qui dit qu'un baiser doit être donné en fin de rendez-vous galant. Ça me met de la pression sur les épaules et j'ai toujours l'impression d'avoir l'air conne. Crissement conne. D'attendre sans vouloir attendre, de ne pas attendre en voulant attendre. 

Au bout du compte, je l'ai salué rapidement et je suis partie prendre le métro. Le malaise était en train de me rendre folle. Je ne sais juste pas si désormais, mon chien est mort et bien enterré. Je crois qu'on avait une belle chimie, mais est-ce que j'ai tout fait foirer? 

J'imagine qu'il me faudra attendre plus longtemps pour le savoir. À suivre, sans doute.

Posté par Quidame à 21:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]